Evaluation Annuelle des Compétences (Partie 3)
Des Outils Incontournables se Mêlent
L’évaluation annuelle des compétences, c’est un peu comme un grand ménage de printemps : on sort tout, on évalue l’état des lieux, et on décide de ce qu’on garde et de ce qui mérite un bon coup de balai. Mais pour que ce grand chantier ne se transforme pas en chaos, il faut des outils. Certes, la grille d’évaluation et les Metrics restent les stars incontestées du spectacle — comme les aspirateurs et les chiffons dans notre analogie du ménage — mais il existe aussi tout un arsenal d’autres petits accessoires qui viennent compléter le tableau. Ces outils permettent non seulement de structurer l’évaluation, mais aussi de faire un suivi efficace une fois que tout est bien rangé. Bref, ces alliés indispensables transforment une évaluation ordinaire en véritable chef-d'œuvre de précision et de transparence.
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Illustration des outils d'évaluation |
Donner du feedback précis grâce à la grille : une méthode en trois étapes
La grille d’évaluation, c’est un
peu comme une carte au trésor. Elle vous guide, vous, manager ou collaborateur,
à travers les méandres de l’évaluation. Mieux encore, elle est l’outil idéal
pour donner un feedback précis, concret, et bien organisé. Mais attention,
personne ne veut se retrouver face à un document froid et intimidant. Pour
éviter cela, il faut l’utiliser avec finesse et, pourquoi pas, une pointe
d’humour !
Les trois catégories magiques : Savoir-être, Savoir-faire, et Savoirs
Voici le trio de choc :
Savoir-être, Savoir-faire, et Savoirs. Ces trois catégories sont là pour
structurer vos retours et vous aider à analyser chaque aspect du travail avec
clarté. Mais comment les utiliser pour offrir un feedback qui frappe juste ? Voici
un petit guide pour naviguer entre ces trois piliers.
Savoir-être : Le côté humain avant tout !
Le "Savoir-être", c’est
la catégorie qui touche à l’humain. On y parle d’attitude, de comportement, et
de la façon dont votre collaborateur interagit avec ses collègues. C’est
l’occasion parfaite de féliciter quelqu’un pour son esprit d’équipe ou, au
contraire, de l’encourager à être un peu plus sociable.
Prenons Hakim, votre technicien
de laboratoire préféré. Il est un as des tests, mais il a une légère tendance à
jouer en solo. Comment lui en parler ?
Vous pourriez dire :
« Hakim, tu es une machine de précision ! Si on décernait un prix Nobel du
travail silencieux, tu le décrocherais à tous les coups. Mais ce serait
vraiment chouette de te voir plus souvent échanger avec l’équipe. La
pause-café, ce n’est pas juste pour la caféine, c’est aussi pour papoter un peu
! »
C’est un feedback qui passe bien
: précis, léger, et encourageant. Plutôt que de critiquer directement, on
propose une amélioration tout en douceur.
Savoir-faire : Quand le geste compte
Le "Savoir-faire",
c’est la maîtrise technique, la capacité à utiliser les outils et à appliquer
les méthodes de travail. Ici, on parle de compétences concrètes : manipuler des
équipements, réaliser des tests, optimiser des processus. C’est là que vous
pouvez vraiment creuser dans le détail.
Prenons Maria, l’experte en
réactifs, qui oublie parfois de remplir ses fiches de traçabilité. Comment
aborder ce petit oubli ?
« Maria, tu prépares des
réactifs avec une précision chirurgicale. On te surnomme même la ‘magicienne
des mélanges’ ! Mais ton superpouvoir serait encore plus incroyable si chaque
opération était bien documentée. Penses-y comme signer tes œuvres d’art.… mais
en chimie ! »
Avec ce genre de retour, on garde
une approche positive tout en restant dans le concret. Et la grille permet
d’identifier précisément où et comment s’améliorer.
Savoirs : Ce qu’il faut connaître pour briller
Les "Savoirs", ce sont
toutes les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour bien faire
son travail. Ici, il s’agit de formation, de règles à suivre, et de mise à jour
des compétences. C’est aussi l’occasion de vérifier si votre collaborateur suit
les avancées dans son domaine.
Si Mourad, votre as des analyses,
manque un peu de curiosité pour les dernières nouveautés dans son domaine,
c’est ici que vous pouvez lui glisser un conseil motivant.
« Mourad, tu es vraiment top
en analyse, c’est indéniable. Mais imagine si tu prenais un peu plus de temps
pour t’intéresser aux dernières innovations pharmaceutiques. Tu pourrais
devenir notre gourou scientifique, et on te surnommerait ‘Le Roi des
Protocoles’ ! »
Avec ce type de feedback, vous encouragez la curiosité et l’envie de progresser, tout en gardant un ton léger et motivant.
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Un chimiste vérifie les échantillons dans un laboratoire |
Les Metrics : Un suivi en temps réel qui vous fait du bien (Même si ça pique un peu)
Ah, les Metrics ! Cet outil implacable qui
traque chaque petit faux pas comme un détecteur de
radars sur une route de campagne. Imaginez-le comme un observateur bienveillant
mais intraitable, un peu comme ce voisin qui vous rappelle gentiment de sortir
les poubelles. Pas là pour vous punir, non, mais pour s’assurer que tout roule comme sur des roulettes dans votre labo.
Bref, les Metrics, c’est un peu le « big Brother », mais
avec une dose d’amour. On l’utilise
non pas pour pointer du doigt, mais pour améliorer la qualité du travail, et
ça, c’est précieux. Alors, pourquoi ne pas ajouter une petite parenthèse sur
cet outil pour pimenter un peu notre évaluation annuelle ?
Les Metrics : L’évaluation en temps réel, version labo
Imaginez un carnet magique,
discret mais attentif, qui note chaque petite bourde au labo. Vous avez fait
une erreur de calcul ? Hop,
c’est noté ! Un retard dans vos analyses ? Oui, c’est aussi
consigné. Bien sûr, ça peut paraître un brin stressant, mais l’idée derrière les
Metrics n’est pas de vous coller une étiquette de « serial-bourdeur » mais
plutôt de suivre vos performances tout au long
de l’année. Adieu l’effet surprise de fin d’année : les Metrics vous tiennent au courant, en temps réel, de vos avancées et de ce qu’il reste à améliorer. Ce que
j’apprécie le plus dans cet outil, c’est la transparence constante sur ton
évolution. Cela évite de tout accumuler à la fin de l’année comme une grosse
boule de neige. Cette transparence permet également de se comparer aux autres instantanément,
évitant ainsi de nourrir des préjugés envers le manager ou les collègues.
Ce que les Metrics traquent vraiment… et pourquoi c’est utile
Les Metrics sont un peu comme une
loupe high-tech, prête à déceler la plus petite anomalie qui pourrait passer
inaperçue dans le flux quotidien. Pas de chasse aux sorcières ici, mais plutôt
une aide pour mettre le doigt sur les points à améliorer sans attendre le grand
bilan annuel.
Imaginez que vous êtes dans un
laboratoire de contrôle qualité, et que votre travail consiste à vérifier que
tout se passe bien. Pas de stress ! Sauf qu’on vous demande de suivre les
performances des analystes, et là, c'est un peu plus délicat... Que mesure-t-on
en priorité ? Les erreurs ou les réussites ? Ah, le fameux dilemme des
boules.
Petit exercice imaginaire
Prenons un sac contenant 4000
boules : des blanches (symbolisant les tâches réussies) et des noires (les
petites erreurs qui se glissent dans le travail). Il y a beaucoup plus de
boules blanches que de noires, disons 5 fois plus de blanches. Maintenant, question
à 1000 points : si on veut savoir combien il y a de boules blanches dans ce
sac, est-ce qu'on va s’amuser à toutes les compter une par une ? Bien sûr
que non ! Ce serait interminable. Le plus simple, c'est de compter les
boules noires, beaucoup moins nombreuses. Ensuite, par un petit calcul rapide
(4000 moins les boules noires), on déduit combien il y a de blanches. Facile,
non ?
Mais alors, pourquoi ça pose problème ?
Sur le terrain, dans un labo
pharmaceutique par exemple, on applique souvent ce même principe pour évaluer
la performance des analystes : on compte les erreurs. L’idée derrière
ça, c’est que les erreurs sont plus rares, donc plus rapides à repérer, et
qu’elles reflètent bien la performance générale. En gros, pas d’erreurs = tout
va bien ! C'est comme dire "s'il y a peu de boules noires, alors le reste
du sac est rempli de bonnes boules blanches".
Compter les boules noires, c’est
pratique et rapide, mais si on veut vraiment savoir ce qu’il y a dans le sac,
on doit aussi prendre le temps de reconnaître les belles boules blanches : il ne s'agit pas seulement de ne pas faire d’erreurs,
mais aussi de tout ce qu'on fait bien. Et qui sait, ça pourrait même motiver
vos collègues à remplir le sac de plus en plus de belles boules blanches !
Là où ça se complique...
Donc, constat fait, cette
approche a ses limites. Si on ne se concentre que sur les erreurs, on risque de
passer à côté de toutes les bonnes choses réalisées par l’analyste.
Imaginez : l’analyste respecte les délais, innove, forme les nouveaux
arrivants… mais tout cela passe inaperçu, car on est trop occupé à guetter la
moindre petite boule noire ! Résultat ? On finit par avoir une vision tronquée
de la réalité.
Une solution équilibrée ?
Et si, au lieu de se focaliser
uniquement sur les erreurs, on jetait aussi un coup d’œil sur les réussites ?
Après tout, un bon analyste ne se contente pas d'éviter les boulettes (sans jeu
de mots). Il excelle aussi en respectant les normes, en prenant des initiatives
et en évitant de remplir le labo de feux rouges clignotants à cause de petites
boulettes (ok, ce jeu de mots était intentionnel). C’est pourquoi, dans un
système de suivi de performance équilibré, on pourrait avoir des Metrics
qui prennent en compte à la fois les erreurs et les réussites.
10 Exemples de Paramètres de Mesure des Erreurs
- Erreur de calcul dans les résultats d’analyse
: Inexactitude dans les calculs de concentration d’un analyte, de poids ou
d’autres paramètres critiques. Cette erreur peut conduire à des résultats
incorrects et affecter la qualité du produit final.
- Non-respect des procédures opératoires standard
(SOP) : Toute déviation par rapport aux SOP, telles que l’utilisation
de mauvaises méthodes analytiques ou l’omission d’une étape critique du
processus, est une erreur majeure en contrôle qualité.
- Retard dans la livraison des résultats d’analyse
: Tout retard dans la communication des résultats aux départements
concernés peut entraîner des retards de production et des pertes
financières.
- Contamination croisée d’échantillons : La
manipulation incorrecte des échantillons qui entraîne une contamination
croisée entre différents produits ou lots est une faute critique pouvant
affecter la fiabilité des résultats.
- Documentation incomplète ou incorrecte :
Erreurs dans la rédaction ou la mise à jour de la documentation nécessaire
à la traçabilité des analyses, telles que des omissions dans le registre
d’échantillons ou des rapports d’analyse incorrects.
- Erreur d’identification des échantillons :
Inversion ou mauvaise identification des échantillons lors de leur
réception ou manipulation, pouvant entraîner des résultats d’analyse
erronés pour le mauvais lot de produit.
- Non-conformité aux critères de validation :
Utilisation de méthodes non validées ou d’équipements non calibrés,
entraînant des résultats non conformes et un besoin de répétition des
analyses.
- Omission de résultats critiques : Négligence
dans la communication des résultats qui présentent une non-conformité
potentielle, retardant ainsi la prise de décision critique pour la
libération des lots.
- Détérioration ou perte d'échantillons :
Manque de soin dans le stockage ou la manipulation des échantillons, ce
qui entraîne leur dégradation ou leur perte avant analyse, compromettant
la qualité des résultats.
- Non-respect des consignes de sécurité :
Manquement aux règles de sécurité lors de la manipulation de produits
dangereux ou de matériels sensibles, ce qui met en danger la sécurité
personnelle et celle du laboratoire.
10 Exemples de Paramètres de Mesure des Bonnes Pratiques
- Respect des délais d’analyse : Capacité à
réaliser les analyses dans les délais impartis sans sacrifier la qualité,
garantissant un flux de travail fluide et une livraison rapide des
résultats.
- Adaptabilité : Un analyste polyvalent qui peut
s'adapter à différentes tâches et méthodes, ce qui est essentiel dans un
environnement en constante évolution.
- Améliorations suggérées et adoptées :
Propositions d’améliorations des méthodes analytiques, des procédures ou
de l’organisation du travail, qui sont ensuite intégrées et ont un impact
positif sur le rendement du laboratoire.
- Formation continue et compétences polyvalentes
: Capacité à élargir ses compétences en maîtrisant de nouvelles techniques
analytiques ou en se formant à des outils complémentaires, témoignant
d’une volonté d’évolution.
- Initiative en cas de problème : Proactivité
lorsqu’un problème est détecté, par exemple en identifiant des anomalies
et en proposant rapidement une solution avant que cela ne devienne
critique pour la qualité du produit.
- Contribution à la gestion des audits :
Participation proactive aux audits internes ou externes en fournissant une
documentation claire, en expliquant les processus analytiques et en
démontrant la conformité aux BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication).
- Réduction du taux d’erreurs : Amélioration
continue démontrée par une diminution significative des erreurs sur une
période donnée, grâce à une plus grande attention aux détails et au
respect des procédures.
- Capacité à gérer plusieurs projets simultanés
: Capacité à mener plusieurs analyses en parallèle sans compromettre la
qualité ou les délais, reflétant une bonne gestion du temps et des
priorités.
- Collaboration inter-équipes : Contribution à
la résolution de problèmes complexes en collaborant efficacement avec
d’autres équipes (R&D, production, etc.) pour garantir une analyse
complète et rapide.
- Initiative pour la formation des nouveaux
arrivants : Participation active à la formation des nouveaux
analystes, partageant ses connaissances et veillant à ce que les nouveaux
collaborateurs suivent correctement les procédures de laboratoire.
L’avantage des Metrics pour un feedback en temps réel
Là où les Metrics brillent
vraiment, c’est en permettant un feedback immédiat. Pas besoin d’attendre la
fin de l’année pour découvrir qu’il y a des soucis. Un manager peut, dès qu’un
problème est repéré, prendre les devants, ajuster le cap, et éviter que ça
n’empire. Prenons Fatima, notre chimiste chevronnée, qui a fait quelques
erreurs de calculs dernièrement. Les Metrics les ont repérées, et le manager
peut intervenir de façon bienveillante :
« Fatima, il semble que quelques
calculs ont fait des leurs récemment. Rien de dramatique, mais peut-être qu’une
petite session de révision sur le logiciel s’impose ? Allez, je t’offre un café en
échange d’un test de vérification ! »
Voilà, pas de drame, pas de
stress, juste un coup de pouce en douceur pour remettre Fatima sur les rails.
Une meilleure vision pour
l’évaluation annuelle
Finalement, les Metrics, c’est
comme un carnet de bord bienveillant qui consigne tout ce qui compte, histoire
de préparer au mieux l’évaluation annuelle. Fini de devoir se creuser la tête
pour se souvenir des erreurs ou des réussites des mois passés. Tout est là,
bien documenté, prêt à être utilisé. Pour les collaborateurs, cela devient
presque un défi : battre leur propre record d’erreurs évitées et affiner encore
davantage ce qu’ils font de bien. Quant aux managers, ils disposent ainsi d'une
base solide pour proposer des plans d’amélioration concrets, fondés sur des
données réelles et objectives.
Au-delà de la Grille et des Metrics
1. Le Plan de Développement Personnel (PDP) : L’outil de la progression continue
Définition
Le PDP est un plan personnalisé
qui vise à identifier les compétences à développer et les objectifs à atteindre
pour chaque collaborateur après l’évaluation. Il s’agit de définir des étapes
claires pour accompagner le développement professionnel tout au long de
l’année, afin de s’assurer que l’évaluation ne reste pas qu’un joli souvenir
d’une journée particulière.
Étapes
- Identifier les objectifs : Ceux-ci peuvent
découler directement de l’évaluation. Par exemple, si un collaborateur
doit améliorer sa maîtrise d’un logiciel, cela pourrait devenir un
objectif à long terme.
- Décomposer les compétences à acquérir : Si
l’objectif est d’améliorer ses compétences en communication, il peut
s'agir de petites étapes, comme participer à des réunions plus actives ou
faire des présentations.
- Définir des ressources : Cela pourrait
inclure des formations, des tutoriels en ligne, des mentors internes, etc.
- Suivi régulier : Des points mensuels pour
faire le bilan des progrès permettent de garder le cap.
Comment l’utiliser ?
Après l’évaluation, le manager et
le collaborateur collaborent pour élaborer ce plan, qui doit être réaliste et
en phase avec les attentes de l’entreprise. On le met à jour régulièrement et
on l’ajuste en fonction des progrès ou des difficultés rencontrées.
Exemple pratique
Prenons Sarah, une analyste junior en pharmacie. Elle a besoin de développer ses compétences en gestion de projet. Le PDP pourrait inclure l’objectif de suivre une formation spécifique, de travailler sur un projet sous la supervision d’un chef de projet senior, et de gérer progressivement de petits projets.
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Quel outil pour le suivi ? |
2. Les Bilans d’Étape : Des checkpoints pour rester sur la bonne route
Définition
Les bilans d’étape sont des
évaluations intermédiaires qui permettent de faire le point sur les progrès
réalisés après l’entretien. C’est un peu comme des checkpoints dans un jeu
vidéo, sauf que vous ne gagnez pas des vies supplémentaires, mais vous gagnez
en clarté !
Étapes
- Planifier les bilans : Cela peut se faire
une fois par trimestre, tous les six mois, ou selon la fréquence
nécessaire.
- Discuter des progrès : On évalue les progrès
par rapport aux objectifs définis, on ajuste les priorités si nécessaire.
- Recueillir le feedback : C’est l’occasion
pour le collaborateur d’exprimer ses ressentis et pour le manager de
fournir des ajustements si besoin.
- Replanifier si besoin : Si les objectifs
doivent être modifiés, c’est le moment de le faire !
Comment l’utiliser ?
Ce sont de véritables rendez-vous
pour aligner les attentes de chaque partie. Ils permettent de maintenir le
collaborateur motivé tout en l’accompagnant dans ses défis.
Exemple pratique
Karim, technicien en contrôle
qualité, participe à des bilans trimestriels où il discute avec son manager de
son efficacité dans le contrôle des process. Ensemble, ils ajustent son PDP
pour inclure de nouveaux outils d’analyse et des formations.
3. Le Mentor : Un guide dans la jungle du post-évaluation
Définition
Le mentorat est un accompagnement
par un collaborateur plus expérimenté pour aider à guider un collègue moins
expérimenté à travers ses défis professionnels. Ce n’est pas seulement pour les
nouvelles recrues ! Même après une évaluation, un mentor peut être choisi pour aider
à suivre les objectifs définis.
Étapes
- Choisir un mentor adapté : Quelqu’un qui a
l’expérience dans les compétences que le collaborateur souhaite
développer.
- Définir des sessions régulières : Des
réunions mensuelles ou bihebdomadaires où le mentor donne des conseils et
évalue les progrès.
- Fournir des conseils pratiques : Le mentor
peut partager des astuces ou des retours d’expériences qui aideront le
collaborateur.
- Mesurer les progrès : Le mentor et le
collaborateur peuvent suivre un tableau de bord pour voir les compétences
acquises.
Comment l’utiliser ?
Le mentor est un allié de poids
pour un développement professionnel constant. Le manager peut désigner un
mentor après l’évaluation pour s’assurer que le collaborateur reste sur la
bonne voie.
Exemple pratique
Amira, une chimiste prometteuse,
est jumelée avec Lynda, une analyste senior, après son évaluation. Lynda l’aide
à développer ses compétences en gestion des anomalies et la guide dans des
projets spécifiques de laboratoire. Ce mentorat permet à Amira de se sentir
soutenue et de progresser rapidement.
4. Le Feedback 360 : Le retour des collègues pour une vision à 360°
Définition
Le feedback 360 est une méthode
où non seulement le manager, mais aussi les collègues, subordonnés et parfois
même des clients, donnent leur retour sur le collaborateur. C’est un peu comme
si vous deveniez une star et que tout le monde avait son mot à dire sur votre
performance, mais en plus constructif !
Étapes
- Sélectionner les parties prenantes : Les
personnes qui interagissent régulièrement avec le collaborateur (équipes
transverses, clients).
- Recueillir des retours anonymes : Chaque
personne remplit un formulaire ou répond à des questions spécifiques sur
la collaboration avec l’employé.
- Analyser les résultats : Le manager analyse
les différents retours et identifie les forces et faiblesses.
- Discuter les retours : Le manager organise
une réunion avec le collaborateur pour discuter des feedbacks et des
améliorations.
Comment l’utiliser ?
C’est un outil idéal pour des
collaborateurs qui travaillent en équipe et qui ont des interactions fréquentes
avec différents départements. Le feedback 360 permet d’avoir une vision plus
complète de la performance.
Exemple pratique
Mouhamed est coordinateur qualité
et interagit avec les équipes de production, les laboratoires et les
fournisseurs. Grâce au feedback 360, son manager collecte les impressions de
chacun et identifie qu’il pourrait améliorer sa communication avec les
fournisseurs, même s’il est un excellent coordinateur en interne.
5. Les OKR (Objectives and Key Results) : La boussole des performances
Définition
Les OKR, c’est un peu la feuille de route ultime : des objectifs ambitieux
(Objectives) et des résultats clés (Key Results) mesurables pour y parvenir.
Concrètement, c’est comme un GPS pour vos performances professionnelles. Pas
d'inquiétude, on ne vous perdra pas en route !
Étapes
- Définir un objectif clair et inspirant :
L'objectif doit être motivant, un peu comme le sommet d'une montagne que
vous rêvez de gravir. Exemple : Améliorer la rapidité des analyses en
laboratoire.
- Fixer des résultats clés mesurables : Ici,
on parle de choses concrètes. Par exemple, réaliser toutes les analyses
dans les 48 heures.
- Suivre les progrès régulièrement : Pas
besoin d'attendre la fin de l’année ! Vous pouvez ajuster le tir tous les
trimestres pour voir si vous êtes sur la bonne voie.
- Être ambitieux, mais réaliste : Un bon OKR
pousse à se dépasser, mais attention, on ne parle pas de sauter en
parachute sans parachute non plus !
- Célébrer les succès : Chaque objectif
atteint mérite une petite célébration, même si c’est juste un café bien
mérité ou un high-five virtuel !
Comment l’utiliser ?
Les OKR sont particulièrement
efficaces pour les collaborateurs qui ont des objectifs à long terme ou des
projets transverses à gérer. C’est une excellente manière de rester concentré
tout en mesurant les résultats concrets.
Exemple pratique
Imaginons Houcine, responsable
d’un projet d’automatisation des tests en laboratoire. Son objectif (Objective)
est d’automatiser 70 % des tests d’ici la fin de l’année. Ses résultats clés
(Key Results) incluent : réduire le temps de traitement de 50 % et former 10
techniciens à l’utilisation de ces nouveaux outils d’automatisation. Voilà un
OKR efficace !
Conclusion
En fin de compte, l’évaluation
des compétences, c’est comme une grande aventure : parfois c’est du sport,
parfois c’est un jeu de piste, mais toujours avec le bon esprit et les bons
outils. Entre la grille d’évaluation, les Metrics, le feedback 360, et les
autres astuces évoquées, vous voilà équipé pour transformer cette étape
annuelle en un moment constructif et, osons le dire, presque agréable !
Rappelez-vous, le but n’est pas
seulement de cocher des cases ou de repérer les petites erreurs ici et là. Non,
l’idée est d’encourager une progression continue, de valoriser les réussites,
et surtout de créer un environnement de travail où chacun peut grandir avec
confiance. Après tout, même les meilleurs chercheurs d’or trouvent quelques
pépites après avoir tamisé beaucoup de sable. Alors, prêts à creuser un peu
plus pour découvrir tout le potentiel caché dans votre équipe ? Bonne chance
pour vos prochaines évaluations, et que cette démarche devienne un véritable
tremplin pour l’évolution de chacun !
Mais attention, derrière cette
belle aventure se cachent parfois des situations bien plus complexes. Que faire
lorsqu'un tabou s'installe dans l'entretien, ou quand des dilemmes éthiques
surgissent sans crier gare ? Des conflits personnels non résolus, des avances
déplacées, des jeux de pouvoir internes… Autant de réalités que beaucoup
préfèrent éviter ou ignorer.
Dans notre prochain article, nous
plongerons justement dans ces questions souvent mises sous silence : ces
moments où l’évaluation devient un terrain glissant, où la frontière entre le
professionnel et le personnel s’efface, et où personne n’ose vraiment en
parler. Nous vous dévoilerons des anecdotes et des stratégies concrètes pour
gérer ces situations délicates, en préservant votre intégrité et celle de votre
équipe.
Alors, ne manquez pas ce
rendez-vous ! Parce que si vous pensez que l’évaluation n’est qu’une formalité,
vous pourriez bien être surpris par ce qui se cache sous la surface.
Reda LOURGUIOUI